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Pour moi la peinture est un état d'urgence. Urgence de donner forme à l'informe.
A chaque fois que je suis face à la toile, je sais que le tableau est commencé bien avant le premier geste.
J'aime établir le premier contact avec des lignes, des traits, une structure. En général cette architecture est au crayon et lorsque le tableau est fini, souvent il en subsiste quelques traces.
Traces des coulisses, traces du parcours très personnel, intime avec la toile.
Jamais je ne projette une image, bien au contraire.
Je laisse échapper mes sensations, mes troubles, mes surprises... Une histoire s'inscrit sur et avec le tableau.
Je vis pleinement ce dialogue avec l'inconnu, nous nous faisons confiance, et lorsque nous nous sommes rencontrés, le tableau est terminé.
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Catherine Favier
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